Arthur GUENIOT est né le 1er mai 1866
" au domicile de Joseph TRENIT ", son grand-père maternel "alors âgé de 62 ans, propriétaire à Bournezeau", nous dit cet acte de naissance signé par-devant le maire Victor GENET, "sur les quatre heures du soir".
Vie et oeuvre d'Arthur GUENIOT
Dés l'âge de 7 ans, il se faisait remarquer à l'école par la richesse de ses dessins et s'appliquait déjà à modeler la terre glaise, prémices de ses futurs talents de sculpteur. Il passa 5 années dans une pension sévère à Montlieu en Charente où ses parents l'avaient mis dès l'âge de 11 ans. Sa santé le supporta mal. Son tempérament sensible et délicat lui faisait apprécier la vie familiale, avec son frère aîné Aristide et ses deux s½urs, Marguerite et Léa. Il a été très affecté par la mort prématurée de ce frère ainé, âgé de 18 ans: "Toute séparation emporte un lambeau de moi-même", écrivait-il plus tard. A cette époque ses parents avaient quitté la Vendée pour s'installer dans la petite cité médiévale de Riom, en Gironde. (Ils reviendront en Vendée quelques années plus tard pour habiter La-Roche-sur-Yon).
Par ses études chez les Pères Maristes de Riom, il fut initié à l'art et l'architecture. Leur influence lui a fait consacrer une grande partie de ses oeuvres à l'art religieux.
En 1889, à 23 ans, il est admis au concours de l'Ecole des Arts Décoratifs de Paris où il est remarqué par la qualité de ses travaux. Il obtint à cette époque un "Premier Prix de Portrait" à Clermont-Ferrand, pendant son service militaire. Poursuivant ses études à Paris, il décrocha un certificat de professeur de dessin, mais refusa plusieurs postes, car il se sentait davantage attiré par les Beaux-Arts.
1892 fut une étape importante pour son art : le célèbre maître Gustave MOREAU le prit comme élève. Il avait 26 ans, et eut alors pour condisciples Matisse, Marquet, Rouault et le Vendéen Milcendeau. Il s'ensuivit entre eux une amitié durable. Ses dessins furent remarqués aux expositions et son maître l'incita à préparer le concours d'entrée à "l'Ecole des Beaux-arts״. Il y fut admis en 1894. Le caractère souvent religieux de ses travaux lui valut quelques brimades et sa sensibilité en souffrit. Parfois il exaspérait ses camarades par son caractère angélique et un jour l'un d'eux lança sous forme de boutade "Guéniot naquit au Vatican, d'une chanoinesse et d'un père blanc ! "
Une autre fois, ״ Matisse, qui (pour l'agacer) en sortant des séances lui jetait à la figure le torchon pour essuyer les pinceaux ne cessa que devant la menace d'un règlement de comptes", nous raconte le chroniqueur de la Revue du Bas Poitou.
Il quitta l'école en 1896 avec un premier prix de dessin, après avoir déjà réalisé un bon nombre de toiles de qualité et plus de 80 dessins où s'affirmait son talent. Se jouant des difficultés dans les “anatomies”, il savait faire jaillir sur les visages la vie intérieure, caractères
une de ces sculpture St Françoic d'assise